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Amende ANTAI : est-ce une arnaque ?
Les faux avis d’amende sont fréquents, par courriel comme par SMS. Quelques vérifications suffisent, et aucune ne passe par le lien reçu.
Publié le 3 août 2026
Mesures
La réponse courte
Un avis authentique se vérifie sans jamais utiliser le lien reçu : on repart du service officiel, et on compare la somme réclamée au barème de la classe visée.
Ce guide est procédural, et il faut le dire d’emblée : notre relevé de recherche porte sur les textes, pas sur les pratiques de fraude. Ce qui suit décrit ce que la procédure prévoit, et en déduit ce qu’un message authentique ne peut pas faire. Rien ici n’est une statistique ni une description d’une escroquerie particulière.
La règle la plus simple tient en une phrase : ne suivez jamais le lien contenu dans un courriel ou dans un message. Ouvrez vous-même l’adresse du service officiel, et retrouvez le dossier à partir des références portées sur l’avis papier.
Cette précaution ne coûte rien et ne suppose aucun jugement sur l’authenticité du message : elle fonctionne aussi bien quand le message est vrai.
Classe et montants
Le montant est un signal
En France, une amende n’a pas un montant libre : elle a le montant de sa classe. C’est ce qui rend la vérification possible sans rien savoir du dossier.
Une somme réclamée qui ne correspond à aucune ligne des barèmes publiés — ni le forfaitaire, ni la minorée, ni la majorée de la classe visée — n’a aucune raison d’exister. Les tableaux de ce site permettent la comparaison en quelques secondes, et c’est l’une des raisons pour lesquelles ils sont publiés en entier.
Un message qui exige un paiement immédiat sous peine de majoration dans un délai qui ne correspond à aucun des compteurs du code de procédure pénale décrit une procédure qui n’existe pas. Les délais réels sont peu nombreux et figurent sur la page consacrée à la lecture d’un avis.
Un avis authentique vise un article du code de la route. Un message qui n’en vise aucun ne décrit aucune infraction : il décrit une somme.
Délais
Ce qu’il faut vérifier, dans l’ordre
Quatre vérifications suffisent, et aucune ne suppose de communiquer quoi que ce soit à qui que ce soit.
En cas de doute persistant, la voie sûre est de ne rien payer dans l’immédiat et d’adresser une réclamation écrite dans les formes : elle a ses propres délais, décrits sur la page consacrée à la contestation, et elle laisse une trace que le paiement ne laisse pas.
Aucune de ces vérifications ne suppose de nous transmettre quoi que ce soit. Ce site ne reçoit rien, ne demande rien et n’a aucun moyen technique de recevoir un document.
- Reprendre l’article visé et le confronter à la classe qu’il porte, dans le catalogue de ce site.
- Comparer la somme réclamée aux montants de cette classe : forfaitaire, minorée, majorée.
- Vérifier que le délai annoncé correspond à l’un des compteurs légaux, extension de télépaiement comprise.
- N’ouvrir le service de paiement qu’en saisissant soi-même son adresse, jamais par un lien reçu.
Étape suivante
Lire son avis d’amende
Décrypter un avis de contravention ou un avis ANTAI : ce que chaque bloc signifie, quels délais partent quand, et ce que déclenche le paiement.
À lire ensuite
Catalogue des amendes
Chaque infraction porte une classe, et c’est la classe qui porte les montants. Ce catalogue affiche les deux ensemble, sans qu’aucun chiffre ne soit saisi à la main.
Amende de stationnement
Ce que tout le monde appelle une amende de stationnement n’en est plus une. Depuis 2018, c’est un forfait post-stationnement : une redevance administrative, avec son propre juge.
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Questions fréquentes