Amendomètre

Détails

L’examen du code de la route

L’épreuve théorique générale, communément appelée code, constitue la phase initiale de l’évaluation. Elle obéit à un ensemble de règles définissant la nature des questions, le seuil de réussite exigé et les modalités d’organisation par des prestataires agréés.

Épreuve théorique

Nature de l’épreuve et seuil de réussite

L’examen consiste en une série de questions. La réglementation définit la réussite par l’atteinte d’un seuil de bonnes réponses, et non par un nombre d’erreurs permises.

Le texte réglementaire fixe un quota de questions posées au candidat et détermine un nombre minimum de réponses justes à fournir. Les affirmations fréquentes évoquant un droit à l’erreur procèdent d’une simple déduction mathématique, la règle de droit ne mentionnant aucune limite de fautes autorisées.

L’évaluation porte sur la connaissance des règles de circulation, l’identification des risques et la compréhension des comportements sécuritaires à adopter sur le réseau routier.

  • 40Questions par série
  • 35Bonnes réponses exigées
  • 5Erreurs possiblesvaleur déduite

Valeur déduite, non citée

Le « nombre de fautes » ne figure dans aucun texte

L’arrêté fixe un seuil de bonnes réponses, jamais une tolérance d’erreurs. Le nombre d’erreurs que l’on peut commettre est donc une soustraction — 40 questions moins 35 bonnes réponses exigées — et non une règle énoncée. Les deux termes de ce calcul proviennent de la même phrase du même article, ce qui est précisément ce qui rend la soustraction licite.

Période d’application
Textes retenus dans leur version applicable à partir du 4 décembre 2022 — le nombre de questions de l’épreuve théorique générale et le seuil de bonnes réponses exigé
Source

Validité

Validité du succès et délai de présentation

Le bénéfice de l’examen théorique reste valable durant une période donnée. Le délai minimal entre deux épreuves ne s’applique qu’à une catégorie restreinte de sessions.

La réussite à l’épreuve théorique confère un droit valable sur une durée encadrée, au terme de laquelle ce bénéfice devient caduc si l’épreuve pratique n’est pas obtenue. Aucun des textes relevés ici ne fixe de plafond quant aux tentatives qu’un usager peut effectuer durant cette période de validité.

Qu’il ait réussi ou échoué, un candidat ne peut se présenter à l’épreuve suivante qu’après un délai minimal, et seulement lorsque cette épreuve suivante est organisée par l’administration. Cette restriction temporelle ne concerne pas les sessions ordinaires gérées par les opérateurs privés agréés.

Validité du succès

5 ans

Le bénéfice de l’admissibilité, conservé quel que soit le changement de filière de formation.

Délai entre deux présentations

2 jours

La condition fait partie de la règle : le délai ne joue que lorsque l’épreuve suivante est organisée par l’autorité administrative. Énoncer « deux jours » sans elle décrirait un délai national qui n’existe pas.

Aucun texte ne limite le nombre de présentations

Aucun texte ne limite le nombre de présentations à l’épreuve théorique générale. L’arrêté du 20 avril 2012 impose un délai entre deux épreuves et rien d’autre : un candidat peut se représenter indéfiniment. Ce qui expire, c’est le bénéfice de l’admissibilité, pas le droit de repasser l’épreuve.

Durée

Durée de l’examen théorique

Aucun des textes relevés ici ne fixe la durée de la session ordinaire. Les seules indications de temps encadrent des épreuves bien spécifiques de l’administration.

L’usager ne trouvera dans le code de la route aucune limite de temps inscrite pour l’épreuve théorique standard : aucun temps maximum global n’y est imposé pour cette épreuve.

L’unique durée formellement inscrite dans les textes ne vaut que pour une session spécialisée impliquant le recours à une traduction. Ce plafond temporel concerne un format spécifique accueillant un effectif restreint de candidats, et ne doit aucunement être interprété comme une règle applicable à tous.

Ce que les textes ne fixent pas

La durée de l’épreuve ordinaire n’est fixée par aucun texte lu

Aucun des deux arrêtés ne fixe la durée de l’épreuve théorique générale. La seule durée que le code énonce vise une session spécialisée conduite avec traduction, dont le nombre de candidats est lui-même plafonné — elle ne vaut donc pas pour le cas ordinaire, et n’est pas présentée ici comme telle.

Session spécialisée avec traduction

90 minutes

CONDITIONNEL, et c’est la seule durée que le code fixe : une heure trente vaut pour une session spécialisée avec traduction, dont le nombre de candidats « ne peut excéder dix ». Aucun des textes cités sur cette page ne fixe la durée de l’épreuve ordinaire.

Question ouverte

La durée de l’épreuve théorique ordinaire est-elle fixée par un texte non identifié (convention avec les organisateurs agréés, cahier des charges de l’agrément) ?

Organisation

Prestataires agréés et organisation des sessions

L’organisation de l’épreuve a été déléguée à des opérateurs privés agréés, l’administration se réservant la gestion de sessions spécialisées destinées à des publics particuliers.

Un décret a restructuré ce dispositif, et c’est le texte issu de cette réforme qui s’applique aujourd’hui. Il soumet les organisateurs à un agrément, l’exploitation des sites d’examen à une autorisation, et encadre les examinateurs. Une contravention de cinquième classe sanctionne l’organisation d’un examen sans agrément.

La délégation de l’épreuve à des organisateurs agréés est antérieure à ce décret, et c’est d’elle que vient l’organisation privée : les candidats s’inscrivent aujourd’hui en très grande majorité auprès d’entreprises agréées. L’État maintient son implication directe exclusivement pour les sessions adaptées, garantissant ainsi l’accès à l’épreuve pour les usagers nécessitant des aménagements.

Tous les chiffres proviennent de sources primaires (Légifrance) — avec la référence pour chacun.