Amendomètre

Détails

L’épreuve pratique de conduite

L’examen en circulation évalue l’aptitude du candidat à se déplacer en toute sécurité. Son obtention requiert de cumuler les points nécessaires selon une grille précise tout en évitant de commettre la moindre faute susceptible d’entraîner l’ajournement.

Épreuve pratique

Conditions cumulatives de réussite

Le succès à l’examen exige de satisfaire conjointement plusieurs critères distincts. Le candidat doit réunir un score minimal défini et s’abstenir de toute action constituant une erreur éliminatoire.

La validation de l’aptitude à la conduite repose sur l’accumulation de points attribués selon les compétences démontrées. L’examinateur évalue l’utilisation des commandes, l’adaptation de l’allure, l’application de la réglementation et la prise d’information, chaque domaine contribuant au résultat global.

L’atteinte du seuil de points requis ne garantit pas la réussite si l’usager commet une faute grave. Un candidat ayant brillamment validé ses compétences échoue néanmoins à l’examen s’il enfreint une règle fondamentale de sécurité, ces diverses exigences réglementaires formant un bloc indissociable.

Deux conditions cumulatives

Le minimum de points ne suffit pas à lui seul

Les deux conditions sont cumulatives. Un candidat qui atteint le minimum de points mais commet une erreur éliminatoire est ajourné.

Minimum de points requis

20

À quoi s’ajoute, obligatoirement, l’absence d’erreur éliminatoire.

Période d’application
Textes retenus dans leur version applicable à partir du 13 juin 2022 — le minimum de points requis à l’épreuve pratique et la définition de l’erreur éliminatoire
Source

Ce que les textes ne fixent pas

Système de notation et score maximal

Les textes réglementaires établissent une méthode d’évaluation par addition de points, sans qu’aucun total maximum ne figure explicitement dans les dispositions légales encadrant l’épreuve.

Le système de notation s’articule autour de multiples compétences évaluées, auxquelles s’ajoutent une note pour la vérification technique et les questions qui l’accompagnent, puis des bonifications pour la conduite économique et pour la courtoisie. L’examen des textes révèle que le score maximal dépend de l’interprétation d’articles croisés qui ne fournissent jamais de total consolidé.

Le score global souvent diffusé auprès du public ne figure dans aucun des textes lus ici, et son origine reste une question ouverte, énoncée sous le tableau. Sur cette plateforme, la présentation des règles s’en tient strictement à l’instrument juridique, lequel liste les critères et les barèmes sans formuler le chiffre maximal que chacun croit connaître.

Aucun texte ne fixe la note maximale de l’épreuve pratique

L’arrêté du 19 février 2010 fixe le minimum requis — vingt points — et ne fixe aucun total. L’article 27 applique la note 0 à 3 « pour chacune des compétences décrites à l’article 21 », et l’article 22 énumère trois compétences supplémentaires que cette phrase ne nomme pas ; l’article 28 attribue de 1 à 3 points et les articles 29 et 30 un point chacun. Le total dépend donc d’une lecture que le texte ne tranche pas.Question ouverteLe chiffre de 31 points, publié par toutes les auto-écoles, provient-il du modèle de certificat d’examen (CEPC) figurant à l’annexe IV de l’arrêté du 20 avril 2012 ? Cette annexe est diffusée en PDF séparé du texte de l’arrêté et n’a pas été lue ici : aucun des textes cités sur cette page ne fixe ce chiffre. Si un texte le fixe, il sera cité ici.

Épreuve pratique

L’erreur éliminatoire en circulation

L’ajournement direct sanctionne tout comportement compromettant la sécurité. Cette faute grave se caractérise par la mise en danger, complétée par une liste précise d’infractions réglementaires.

La réglementation définit l’erreur éliminatoire comme une action obligeant les tiers à réagir pour préserver la sécurité de tous. Cette définition générale englobe toutes les situations périlleuses, que l’expert ait ou non été contraint d’intervenir, physiquement ou verbalement.

Sans préjudice de cette définition large, les textes dressent un inventaire fermé de transgressions spécifiques provoquant l’échec immédiat. Ce répertoire s’ajoute au principe général, garantissant qu’une violation grave des règles de priorité ou de circulation entraîne d’office l’ajournement.

Définition générale

L’erreur éliminatoire

Toute action, non-action ou tout comportement dangereux du candidat plaçant les autres usagers et/ou le véhicule dans une situation où la sécurité dépendrait essentiellement des réactions des tiers.

À cette définition générale s’ajoute une liste fermée d’infractions qui constituent, elles aussi, une erreur éliminatoire — elle s’ajoute au critère général au lieu de le préciser.

Infractions expressément visées
Circulation à gauche sur une chaussée à double sens (R. 412-9)
Franchissement d’une ligne continue (R. 412-19)
Circulation sur les bandes d’arrêt d’urgence (R. 412-8) ou les voies réservées (R. 412-7)
Non-respect d’un signal prescrivant l’arrêt (R. 412-30, R. 415-6)
Circulation en sens interdit (R. 412-28)
Période d’application
Textes retenus dans leur version applicable à partir du 13 juin 2022 — le minimum de points requis à l’épreuve pratique et la définition de l’erreur éliminatoire
Source

Durée

Déroulement de l’épreuve et exercices

L’examen comprend des vérifications techniques, des phases de conduite et des manœuvres. Les textes fixent un plancher de conduite effective, distinct du temps global alloué à la présentation.

L’usager réalise un exercice de freinage pour s’arrêter avec précision et une manœuvre en marche arrière sélectionnée par l’examinateur parmi un répertoire réglementaire. L’épreuve inclut également des questions relatives à la sécurité routière et aux gestes de secours lors d’une inspection du véhicule.

La durée globale encadre l’accueil, l’installation, le test de vue, les exercices et la rédaction du bilan. La phase de conduite effective, elle, n’a pas de durée assignée mais un plancher : le texte fixe le minimum qu’elle doit atteindre à l’intérieur de ce temps global. Un allongement du temps total est prévu pour les candidats sourds ou utilisant un véhicule aménagé pour le handicap.

Plancher de conduite effective

25 minutes

Un PLANCHER sur la conduite effective, pas la durée de l’examen. L’article 17 impose par ailleurs que l’épreuve soit « obligatoirement menée à son terme », sauf incapacité manifeste et durable du candidat, et l’article 20 réserve environ cinq minutes de ce temps à la conduite en autonomie.

Temps consacré au candidat

32 minutes

CE N’EST PAS LA DURÉE DE LA CONDUITE. Les trente-deux minutes couvrent toute la séquence : vérification de la recevabilité des documents, accueil et vérification d’identité, installation au poste de conduite, présentation de l’épreuve et test de la vue, la phase de conduite effective, les deux manœuvres, la vérification technique avec la question de sécurité routière et celle de premiers secours, puis l’établissement du certificat d’examen. L’article ajoute un temps supplémentaire pour les candidats dont le véhicule est aménagé en raison d’un handicap physique et pour les candidats sourds ou malentendants.

Période d’application
Textes retenus dans leur version applicable à partir du 13 juin 2022 — le plancher de conduite effective et le temps total consacré au candidat
Source

DEUX manœuvres sont exécutées, pas sept : le freinage, plus UNE des six marches arrière, choisie par l’expert. La liste est la nomenclature de l’arrêté, non une paraphrase.

Manœuvres énumérées par l’arrêté
Un freinage pour s’arrêter avec précision
Marche arrière en ligne droite
Marche arrière en arrondi ou en angle
Rangement en créneau
Rangement en épi
Rangement en bataille
Demi-tour

Ce que les textes ne fixent pas

Obligation de formation préalable

Aucun des textes relevés ici ne fixe de volume minimal de leçons pratiques pour la catégorie classique. Les volumes horaires obligatoires existants concernent des formations spécifiques très différentes.

Le code ne prescrit pas de seuil d’heures de conduite préalables pour s’inscrire à l’examen. Si des sessions obligatoires existent dans les textes, l’une permet l’évolution vers une catégorie supérieure de motocyclette, l’autre autorise la traction de lourds attelages, sans rapport avec la formation initiale.

Ces stages spécifiques ne doivent aucunement être confondus avec le volume de leçons requis pour un novice. Aucun des textes relevés ici n’impose de durée d’apprentissage : le candidat doit seulement acquérir le niveau de compétence exigé par la grille d’évaluation avant sa présentation à l’expert.

Aucun nombre minimal d’heures de conduite n’est exigé

Ni l’arrêté du 20 avril 2012 ni l’arrêté du 19 février 2010 ne fixent un nombre minimal d’heures de conduite avec un enseignant avant de se présenter à l’épreuve pratique de la catégorie B. Les formations de sept heures que le code prévoit concernent le passage de la catégorie A2 à la catégorie A et la conduite d’un ensemble de 3 500 à 4 250 kg : elles remplacent ou prolongent un examen, elles ne le précèdent pas.

Aucun texte ne limite le nombre de présentations

Aucun texte ne limite le nombre de présentations à l’épreuve pratique. Le même article ne pose qu’un délai minimal entre deux épreuves.

Tous les chiffres proviennent de sources primaires (Légifrance) — avec la référence pour chacun.